dimanche 8 novembre 2009

Deux semaines en Bessarabie - Partie 4 (fin)

Voici la suite de mon aventure en Moldavie et en Ukraine...

Suite de: http://philbelanger.blogspot.com/2009/10/deux-semaines-en-bessarabie-partie-3.html

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19 septembre 2009 - Jour 12 : Odessa Escalier Potemkin

Tôt le matin après un déjeuner de bonne qualité inclus avec notre chambre d'hôtel, nous partons à pied en direction du quartier historique de Odessa et de l'escalier Potemkin. Sur environ 2 kilomètres de marche, le long de la rue Katerynyns'ka, je découvre une ville coquette, de magnifiques édifices, des parcs magnifiques, des rues couvertes d'arbres (beaucoup de châtaigniers encore qui laissent tomber leurs fruits, qui font « toc » en tombant sur les toits des voitures).

La température, un peu plus fraîche suite aux orages, est quand même agréable.

Au bout de cette rue se trouve la statue de l'Impératrice Catherine II à un carrefour entouré de majestueux édifices, dans un secteur de la ville très propre, autant que dans les lieux les plus propres d'occident. Un peu plus bas se trouve la statue du Duc de Richelieu, qui a fuit la révolution française et a servi dans l'armée russe. Sa statue surplombe le célèbre escalier Potemkin qui mène au port, à l'endroit du terminal des croisières, un grand quai qui s'avance dans la mer Noire et sur lequel repose un grand hôtel moderne.

Il nous est impossible d'accéder à ce lieu touristique qu'est le quai, des agents habillés en civil, bloquent l'accès à nous et d'autres touristes. L'un d'eux nous dit que la première ministre d'Ukraine Tymochenko s'en vient. Nous rebroussons donc chemin et tout près, en attendant de traverser la rue, au début du quai, des VUS noirs de marque Mitsubishi passent à toute vitesse. J'aurai ainsi « croisé » Mme Tymochenko à mon deuxième jour en Ukraine.

Sans nous attarder sur les lieux étant donné que nous sommes en début d'après-midi et que le quai serait réouvert au public seulement à l'heure du souper, nous nous dirigeons vers un vaste parc qui surplombe la mer, et où au bout, à un peu plus de deux kilomètres nous retrouvons la plage que nous avons visité la veille. Je pourrai me tremper les pieds dans la mer Noire.

Je me suis permis une ballade en taxi d'époque, une vieille Volga, encore pour quelques dizaines de grivne, pour rentrer à l'hôtel.

Au soir, nous sommes revenus dans le quartier touristique près de l'escalier question d'admirer l'architecture de la ville éclairée. Sur la rue piétonnière perpendiculaire à l'escalier, au sommet, nous avons vu un abri de verre éclairé au centre qui abrite des ruines grecques. Bouts de murs, outils et vases millénaires sont visibles.

20 septembre 2009 - Jour 13 : Retour à Chisinau

Départ au matin de la gare d'autobus du « Privoz », nous prenons le même chemin contournant la Transnistrie.

Après quelques kilomètres, nous décidons de changer de place dans l'autobus, car une obèse pue sur un banc voisin. Impossible à endurer... surtout que le voyage sera plus long que prévu.

Le voyage aurait été bien si nous étions pas accompagnés dans l'autobus de femmes tziganes habillées en noir. Encore un problème de culture: au poste de douanes, les dames n'avaient pas de papiers dans les règles à présenter autant à la sortie de l'Ukraine qu'au poste d'entrée Moldave à Palanca. Nous avons attendu d'interminables heures, donc nous sommes arrivé à Chisinau qu'en fin d'après-midi, après six heures de bus pour ne parcourir qu'à peine 180 km.

Peut-être que ces gens finiraient par comprendre si nous étions moins tolérants, comme de les laisser à la frontière pour le bien de tous, s'ils ne remplissent pas les exigences élémentaires du passage à la frontière: un passeport valide et les visas nécessaires. Ils trouvent toujours une faille, une bonne pâte, qui va les aider, être trop compréhensif avec eux, et cela va embêter tous les autres qui ont une vie, un horaire.

La dame la plus âgée pleure, pensant que le douanier se laissera influencer par quelques larmes de crocodile.

C'est une autre forme de taxation.

Au Canada nous payons, et nous avons la paix un certain temps, jusqu'à temps que nos « autochtones » recommencent à nous menacer de bloquer les routes.

Les tziganes trafiquent, volent à la tire, embêtent les voyageurs en ayant pas leurs papiers. Ils sont là, errent, et certains touristes aiment les rencontrer dans leur misère « authentique », car ça fait différent, « typique », comme Tintin arrivant au Congo et trouvant des huttes, prenant des photos, content de son « safari culturel ». Je n'aime pas qu'au nom d'une culture différente, que certains soient des boulets pour la société. Je n'aime pas que l'on éduque des enfants à avoir une culture de boulet de société, au nom d'une culture, peut-importe la culture.

Moi, passer trois heures de trop dans un bus inconfortable avec des gens qui sentent mauvais, à un poste frontalier d'un pays dont je ne connais pas la langue, à cause de personnes qui se foutent des règles pour leur « culture »... ça m'emmerde. On pense refaire le « coup à l'indien » du genre: « Prends ton eau de vie, et retourne dans ta réserve » ça n'aurait pas pu fonctionner, car eux, ils errent partout.

Journée gâchée, mais au moins nous sommes de retour à Chisinau, seule notre patience et notre odorat a été mis à l'épreuve.

21 septembre 2009 - Jour 14 : Mémorial et gare centrale

Aujourd'hui nous commençons à préparer notre retour au Canada et nous visitons quelques sites dans la ville de Chisinau dignes d'intérêt comme la gare ferroviaire centrale, un centre d'achats de la fin du régime soviétique et le mémorial de la guerre.

Le centre d'achats « Unic » vaut le détour. Construit dans les années '80, il constitue un vestige d'une utopie, un centre commercial chez les soviets. L'entrée n'était pas prévue pour les automobiles beaucoup moins nombreuses à l'époque, on y monte un petit escalier qui mène au niveau de la place bétonnée où se trouve l'édifice. À l'intérieur, une multitude de boutiques de tout, électronique, vêtements, électroménagers, mais toutes des boutiques sans nom.

Sur cinq étages vous pouvez faire vos emplettes, et d'un étage à l'autre vous y retrouvez des « escalators » à l'occidentale, mais qui font un bruit de machine à vapeur, lorsqu'ils marchent.

Le mémorial de la guerre est spectaculaire. Cinq baillonnettes qui pointent ensemble, représentant chacune des années de la grande guerre patriotique (nom de la 2e guerre mondiale dans l'histoire soviétique). Au centre, une flamme éternelle est gardée par des soldats aujourd'hui Moldaves. Le site est entouré de monuments soviétiques. Au fond du parc, en retrait, derrière quelques saules, on retrouve le monument des soldats Moldaves morts dans la guerre civile de 1992, ceux qui ont osé affronter la 14e armée russe postée du côté est du Nistru.

22 septembre 2009 - Jour 15 : Musées

J'ai visité deux musées, le Musée National d'Archéologie et le musée des sciences naturelles de Moldavie. Dans ce dernier on y trouve le squelette d'un remarquable mammouth retrouvé sur le territoire Moldave et dans le premier, j'y ai vu des artéfacts grecs, d'autres de l'époque romaine et des Daces qui peuplaient la région il y a plus de 2000 ans. J'y ai même vu des vases de plus de 5000 ans et une cuve de bronze de près de 4000 ans.

Ensuite, j'ai consacré le reste de ma journée à tenter d'acheter quelques souvenirs pour mes proches.

23 septembre 2009 - Jour 16 : Retour au Canada

Tôt au matin nous quittons l'appartement en taxi, direction l'aéroport. Le contrôle de sécurité est plutôt élémentaire à Chisinau, je passe très rapidement, on ne regarde même pas ce que j'ai mis dans le bac pour la machine à rayons X. De l'autre côté j'ai un peu de temps en attendant mon vol de Air Moldova pour m'apercevoir qu'ici, contrairement à Montréal, j'ai droit à un accès wifi gratuit.

Mon vol de Vienne à Toronto a été très long, 9 heures, et nous étions entourés de parents qui voyagent avec des bébés. Je ne comprends pas pourquoi autant de parents sont mal pris au point d'amener des bébés qui braillent, qui ont mal aux oreilles dans l'avion, qui percent des dents, en voyage. Certains prennent littéralement le contrôle des allées. Tout cela au détriment du confort des autres, en particulier des personnes âgées. Parlant de personnes âgées, je ne comprends pas plus qu'on expédie « mémé » qui dépasse 90 ans, visiblement pas autonome, difficulté à marcher, avec tous les risques pour la santé que ça comporte, de l'autre côté de l'Atlantique, surtout non-accompagnée.

Mon retour s'est déroulé sans histoires, malgré que j'ai eu peur à Toronto de manquer mon avion pour Montréal. Je devais chercher mes bagages, ensuite m'enregistrer, repasser les contrôles, en seulement une heure.

J'étais aussi excédé de constater un autre de ses branchés Apple ne pas comprendre que lorsqu'on dit qu'il faut fermer ses appareils électroniques au décollage et à l'atterrissage, il faut le faire. C'est un manque de respect, et une inconscience, digne d'un bon leftist-selfish. Un voisin avec son portable refusait de le fermer à la demande répétée de ses voisins. Pire, une fois son portable blanc de snobinard fermé, il prenait son cellulaire aussi de marque Apple pour faire semblant qu'il allait appeler quelqu'un, pour rire de ceux qui lui demandaient de respecter la consigne de sécurité.

Une fois à Montréal, il me restait encore près de trois heures de route avec mon auto, route que j'ai du interrompre, parce que j'étais éveillé depuis plus de 26 heures, à part pour quelques minutes dans l'avion.

Le RedBull, la gomme, ne faisaient plus d'effets. Solution: arrêter et dormir 15 minutes.

Cette journée aura réellement été la plus longue de ma vie, lever à 4 heures, avant le soleil, trois vols, coucher de soleil après les trois vols une fois arrivé à Montréal, sept fuseaux horaires à l'ouest, puis 250 km d'auto.

Au rapport...

Hébergement en Moldavie

Les Moldaves, et les gens de Chisinau demeurent pour la plupart dans des conditions d'hébergement de quasi-tiers monde. Les « HLM » de béton construits il y a à peine 30 ans sont désuets, mal entretenus, et modifiés de façon qu'ils deviennent dangereux. Ils étaient déjà très peu pratiques lorsqu'ils étaient neufs. Des commerces installés au bas des tours d'habitation après la chute de l'Union Soviétique ont détruit des murs porteurs pour faire plus d'espace. Nous sommes pourtant dans une zone où il y a une certaine activité sismique, où un séisme de 6 ou 7 est possible, ce qui causerait des dommages considérables, et qui rend possible des dizaines de milliers de morts.

Les villages même près de la capitale n'ont pas l'eau courante. L'eau fuit dans les rues de la ville et mine le sol. Partout, on peut avoir à respirer l'odeur des égouts. Le jeune maire libéral (pro-occidental) de Chisinau aurait trouvé une solution à ce vieux problème dont on verra les résultats bientôt semble-t-il.

En gros, du côté de l'Ukraine c'est moins pire, mais tout ce qu'on voit en Moldavie, on peut le trouver. Les édifices d'habitation soviétiques semblent mieux entretenus, mais certains semblent aussi en piteux état.

Hygiène et criminalité

Il y a deux types de Moldaves, ceux qui se lavent, et ceux qui ne se lavent pas. Dans les transports publics ou dans la rue, on tombe facilement sur des villageois qui sont venus envahir la ville, qui puent fortement. Souvent des gens de 45-60 ans, parfois ce genre de dame obèse graisseuse aux cheveux courts, d'allure pas intelligente du tout, comme celle que j'ai croisé dans le bus au retour de Odessa... Bien sûr, ce type de « chose » vote communiste.

Presque partout on croise des hommes jeunes et moins jeunes aux yeux bouffis, sales, qui sentent l'alcool, la bière. On boit sur la rue, donc le contrôle du comportement des alcooliques est quasiment impossible à réaliser pour les forces de l'ordre. Demain interdire la consommation de bière dans la rue causerait probablement des contestations: il y a une classe de gens qui se foutent de vivre dans la merde, en autant qu'ils ont leur petit biberon. Une telle mesure serait accueillie comme digne d'un régime totalitaire... sauf probablement par ceux qui voient le problème et qui ont comme souci de vivre dans une société plus civilisée.

Malgré tout, en Moldavie, à Chisinau, je n'ai jamais senti que je n'étais pas en sécurité, à part une fois le soir sur un trottoir pas éclairé. Ma compagne trouvait que je marchais rapidement. C'était les premiers jours, j'étais un peu insécur.

Ça fume partout, même dans les restaurants. Je n'étais plus habitué à cela, chez nous, on a chassé la cigarette des lieux publics après que j'aie cessé de fumer. Les trottoirs sont pleins de crachats, on voit ces hommes fumeurs crachent parfois en direction, ou très près de quelqu'un, au travers des passants. C'est très désagréable, et encore une fois très peu civilisé. C'est pareil dans les quartiers ordinaires de Odessa.

Les chiens errants que l'on voit partout ont parfois l'air très malades. Il arrive qu'un groupe de chiens court après un chien seul qui semble avoir mis les pattes sur un territoire qui n'était pas le sien. Ils sont à la hauteur des enfants qu'il faut surveiller davantage. Dire que ce fléau est encore présent seulement grâce à l'intervention des stupides animalistes d'Europe occidentale qui s'ingèrent dans la gestion sanitaire d'un pays avec des problèmes.

Pour terminer, tant sur l'hygiène, la sécurité, l'hébergement, vous trouverez des conditions en Moldavie ou en Ukraine supérieures à ce que vous trouverez au Mexique ou dans bien des pays d'Amérique latine. Je suis sévère dans mes descriptions de mon point de vue de Nord-Américain. C'est parfois délabré, mais vous ne trouverez pas de bidonvilles, ni de campings de sans-abris comme en France. Je n'ai vu qu'un seul sans-abri en deux semaines. Ce n'est pas si violent que ça, mais le respect de certaines règles s'impose: on fait comme tous les Européens, on tient son sac ou sa sacoche solidement devant son corps.

Politique et économie

La Moldavie aspire à l'Europe, bien il lui reste énormément de chemin à faire, comme un règlement de la question Transnistrienne, et pour ce faire, le pays, ce nouveau gouvernement porteur d'espoir, aura besoin de soutien international face aux pressions néfastes, corruptrices, de Moscou.

Pour le moment, la république fantoche de Transnistrie n'est pas proche d'être soit séparée définitivement de la Moldavie, ou rattachée à la Moldavie, options qui constitueraient autant une solution durable à ce conflit qui a éclaté avec la chute de l'URSS et qui a causé la guerre civile de 1992. Bien que tous les pays reconnaissent la région comme faisant partie intégrante de la Moldavie, qu'aucun pays ne reconnaît l'indépendance de la Transnistrie, la Moldavie n'exerce aucun pouvoir, administration de la région sécessionniste. La Russie qui elle aussi ne reconnaît pas l'indépendance de la république auto-proclamée, soutient financièrement et diplomatiquement un statu quo qui permet d'avoir un levier sur la Moldavie qui force une orientation politique-économique plutôt sur l'est (Moscou) et entrave les visées Européennes et libérales du peuple.

La Russie ne semble pas vouloir relâcher bientôt la pression sur les territoires qu'elle juge de sa « sphère d'influence », avec une mentalité digne de la guerre froide. Bien sûr tous les anti-américains, habituellement anti-occidentaux, à la sauce socialo-verte-rouge ont ce genre de mentalité de « blocs » est-ouest. Pourtant les États-Unis ne dirigent pas grand chose au Canada ou en Europe occidentale, ils n'ont pas à imposer leur vision du monde, l'occident partage des valeurs.

Encore aujourd'hui l'idéologie communiste est bien vivante dans cette région et s'associe à une nostalgie soviétique, et à un mépris de l'occident et de tout ce qu'il représente. Ce problème n'a pas fini de faire du mal à ces pays où nous retrouvons quand même une volonté de changement dans les classes les plus actives, instruites, malgré la fuite vers l'ouest de millions de jeunes, qui cause un déficit démographique majeur qui hypothèque le développement à long terme.

L'économie Moldave restera relativement faible tant qu'elle reposera entre les frontières de l'Europe et le « bloc » Russe, ce qui limite les investissements étrangers. Cette économie repose beaucoup sur l'agriculture. La Moldavie a un PIB/habitant inférieur à 3000$, ce qui le place au niveau de certains pays africains. Pourtant, vous y trouverez plus de misère en Amérique latine, dans des pays ayant un PIB/habitant entre le double et le triple de celui de la Moldavie.

En conclusion

Ce voyage a été enrichissant pour moi, il m'a fait sortir de ma zone de confort et m'a appris que chez moi au Québec, bien que nous sommes en peloton de queue de l'Amérique du Nord, nous jouissons d'un confort enviable. Notre « sang latin » très relatif, est apparemment, et heureusement, déjà noyé dans un standard Nord-Américain Anglo-Saxon, ce qui nous permet ce confort.

Pour répondre à une question que plein de gars me posent: Oui, les filles sont très très belles... très peu d'obèses. Elles sont parfois un peu trop "arrangées", "maquillées" pour l'occasion.

Après tout, comme on me l'a déjà affirmé, cette région que j'ai visité dans ce voyage, est sensiblement au niveau de développement que pouvait être l'Italie ou l'Espagne il y a une trentaine d'années, hormis un PIB très bas. D'ailleurs, c'est une preuve éloquente que le PIB ne constitue pas un bon repère pour évaluer le niveau de développement, le niveau de vie, d'un pays.

Des surprises ont survenu depuis la fin de la guerre froide et encore cette année avec la défaite des communistes de Voronin. Souhaitons que cette fois c'est la bonne pour le peuple Moldave.


- FIN-

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vendredi 6 novembre 2009

Un registre qui servirait a quelque chose: la prison

Encore une belle "unanimité" tribale Québécoise au sujet de ce registre des armes à feu.

L'unanimité s'est gagnée avec de la désinformation et l'omission d'informer la population sur quelques points centraux, loin d'être des détails.

Premièrement, remarquez qu'il n'y a pas eu le moindre mot ces derniers jours lors du vote aux communes, sur le coût exhorbitant du registre. C'est par milliards que l'on compte les coûts de ce registre mis en place suite à la tuerie de la Polytechnique. Il y a quelques années, à la fin règne libéral Chrétien-Martin, on a appris qu'il y avait eu plus de 700M$ de dépensés en matériel informatique pour les fins du registre des armes à feu.

Selon la mythologie Québécoise, il faudrait garder en mémoire cet événement, rendre hommage aux disparues, en appuyant aveuglément cette mesure qui a prouvé son inefficacité et son inutilité avec les années.

Par la suite, le Québec comme des pays de l'Europe dont la France, la Finlande et l'Allemagne, ont connu des tueries. Dans le cas du Cégep Dawson par exemple, le registre en vigueur et les restrictions n'ont en rien empêché le tueur de se procurer une arme semi-automatique d'assaut, un Beretta CX4, en toute légalité.

Il n'y a aucun lien possible à faire entre les législations restrictives sur les armes à feu et la possibilité qu'un dérangé utilise une arme à feu pour tuer plusieurs personnes dans un lieu public.

Pas la moindre cause à effet, aucune statistique honnête démontrant une corrélation. Claude Poirier dans un discours encore très décousu à LCN, a sorti la statistique de la baisse des crimes avec armes à feu... C'est malhonnête. Ça ignore tous les autres facteurs pouvant influencer cette statistique, comme les données de conjecture socio-économiques.

Il n'existe pas le moindre lien entre les lois restreingant l'accès aux armes à feu et le nombre de femmes victimes de meurtres, de drames familiaux. Dans la plupart des cas, un objet "contondant", comme un couteau est utilisé... quelqu'un a pensé à un registre des objets contondants? Tournevis, couteau de cuisine, couteau à beurre, stylos...

Nous vivons dans une société où la police monte des dossiers, procède à des arrestations pour des crimes graves contre la personne, procède à des arrestations de récidivistes, qui mènent à des "peines à purger en collectivité". Les récidivistes d'aggressions sexuelles sont libérés, et agissent à nouveau, avant d'êtres encore libérés. Des ivrognes du volant se font prendre 15 fois avant d'avoir causé une mort. Mais c'est "normal"... bien sûr, c'est maintenant la norme.

Vous voulez de l'efficacité: construisons des prisons. Besoin d'infrastructures, pour stimuler la construction? Érigeons des prisons en PPP (partenariat-public-privé). De vraies prisons, cellules froides, petite toilette, petit pupitre, pas de télé ni de jeux vidéos, pour y envoyer ceux qui méritent une vraie peine, pour protéger la société.

En passant... Vous savez, cette semaine aussi on a manqué de doses de vaccin de grippe A H1N1 pour les gens honnêtes, surtout les enfants... Mais on a vacciné des prisonniers.

Encore en passant... Natasha Cournoyer travaillait pour les services correctionnels. Elle a été tuée par un récidiviste, un criminel endurci qui n'a jamais eu la peine qu'il méritait. Il y a une sorte d'ironie là-dedans...

Aucune arme à feu n'a été utilisée, mais on a utilisé un registre qui peut être utile, mais ne sauve pas de vies si les dangereux prédateurs sont laissés en liberté: le registre des délinquants sexuels. Ça aura servi à retracer un meurtrier une fois le meurtre réalisé, une fois qu'il est trop tard.

Pour 700 millions en ordinateurs pour le registre, on aurait facilement payé une vingtaine de prisons partout au pays.

Mais on a décidé lâchement de laisser des idéologues déconnectés, idéologues d'une idéologie dangereuse, décider de remettre tous les prédateurs dans la nature, afin qu'ils puissent librement continuer à voler des vies.

Ils vous diront qu'au Québec on est différents, qu'on a fait d'autres choix... Celui d'être lâches et stupides?

Ces imbéciles trouvent normal qu'un violeur-tueur sorte de prison après une dizaine d'années à se divertir, apprendre et ne pas travailler. On aura beau crier, Pierre-Hugues Boisvenu qui a perdu sa fille aux mains d'un autre récidiviste aura beau être convainquant: rien ne changera. Ce sont des voix dans le désert... ceux qui devraient agir, changer les choses sont tous omnibulés par l'idéologie de la lâcheté, laisser faire, tous les prédateurs dehors... on enseigne cette idéologie comme étant la seule vérité en droit criminel. Les médias combattent les voix opposées, les font taire, adoptent le discours intégral de Gilles Duceppe qui lui fait voter sa bande contre des peines plus sévères pour les pédophiles.

Tout ça est "normal", c'est la norme...

Ces gens sont les mêmes qui trouvent cela "normal" une telle clémence, sont aussi ceux qui défendent le registre des armes à feu et ceux qui rationnalisent les agissements des psychotiques qui entrent dans un lieu public pour tirer le plus de gens possible. Ils sont déconnectés de la réalité sur toute la ligne.

Toujours en passant... Cette semaine dans l'actualité nous avons cette tuerie à Fort Hood (à LCN ils ont tous de la difficulté à prononcer "Hood"... incompétence), et vous voyez nos éternels gauchistes unanimistes Québécois se prononcer comme ici sur le site de Radio-Canada.

Envoyé par DocSon

6 novembre 2009 à 10 h 37 HNE

Ça doit être terriblement difficile psychologiquement pour un musulman d'aller combattre d'autres musulmans.

J'essaie habituellement de ne pas lire ces idioties, parce que je suis incapable de laisser l'idiotie contaminer les esprits. Cette fois, je flanche.

Envoyé par Brouilleur 6 novembre 2009 à 13 h 00 HNE Dans tireur fou il y a le mot fou. Est-ce que vous pensez comme cet homme en psychose? Pour certains commentaires que je lis ici... c'est très inquiétant. Prenons par exemple cette intervention navrante signée DocSon: "Ça doit être terrible psychologiquement d'avoir à tuer d'autres musulmans lorsqu'on est musulman"... HEY! Les kamikases tuent essentiellement, presqu'exclusivement d'autres musulmans. Qui est visé à part des musulmans lorsque les "insurgés" font sauter une mosquée pleine? Saddam Hussein a empilé des milliers de musulmans dans des fosses communes. C'est étrange et inquiétant cette psychose collective, cet unilatéralisme dangereux qui plane sur le Québec: il est déconnecté, comme quelqu'un qui un jour se lève et décide de tirer. Dans le cas de ce "psychiatre" qui crie "dieu est grand", il n'y a rien de rationnel, rien de rationnalisable... c'est la folie religieuse. Au départ ce psy-fou s'est enrolé volontairement avant de ne pas vouloir être déployé... et il semble que les autorités n'ont pas été très rapides à le mettre hors-circuit.

C'est inutile probablement de débattre avec des idiots pour l'idiot lui-même: Ils sont perdus, comme dans une psychose, ils perdent contact avec la réalité, comme celui qui en perdant le contact avec la réalité oublie que la terreur islamique tue surtout des musulmans. Mais les autres se font contaminer, c'est "normal". C'est facile de se complaire dans une confortable molle et bien-pensante réalité parallèle.

Vivre dans une rigueur, une rectitude intellectuelle appelle à plus de recherches, plus d'informations, et ici au Québec, il faut devoir tolérer d'être marginalisés et jugés pour "hérésie".

Parce qu'encore là... l'important est de "croire", rien d'autre... comme dans la base de toute religion, dogmes inéluctables de la pensée controlée à distance, opposée à tout esprit critique.

Il n'y a pas plus de lien entre les tueries aux États-Unis et la mort du registre canadien la même semaine, qu'il y en a entre les statistiques de criminalité au Canada depuis 20 ans et le registre.

Mais bien sûr, on fera tous les liens pour nourrir la pensée dogmatique, l'idéologie mainstream propagée par le Bloc Québécois et les médias complaisants unanimistes Québécois.

N'en déplaise au "vrai négociateur" qui va aux fêtes offertes par le crime organisé, qui eux, ne possèdent pas d'armes enregistrées.

Voici en archives sur internet, une vieille chronique de Patrick Lagacé dans le temps qu'il était au Journal de Montréal, où il fait allusion à la célèbre photo de Poirier invité à une fête de Maurice Mom Boucher. La série Xfiles avait "l'homme à la cigarette", le Québec a "l'homme à la smoke" à TVA.

http://fr.canoe.ca/divertissement/tele-medias/nouvelles/2003/04/18/1744610-jdm.html

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mardi 3 novembre 2009

Tour du monde avec Obama, Labeaume et Géralo


Obama le grand démocrate


Si Barack Obama est tant porteur d'espoir, pourquoi aurait-il donc consenti au congédiement d'un diplomate Américain aux Nations Unies après qu'il ait souligné les fraudes électorales massives dans le 1er tour des présidentielles Afghanes?

Histoire (The Guardian) http://www.guardian.co.uk/world/2009/sep/30/afghanistan-diplomat-galbraith-forced-out

Il semble que Ban Ki-Moon n'a pas aimé les déclarations incendiaires du diplomate Américain qui ont discrédité le processus démocratique Afghan, dans ce premier tour qui a couronné Karzaï, au détriment de Abdullah Abdullah qui s'est retiré avant le 2e tour, qui lui serait plutôt naturellement pourtant plus proche des valeurs occidentales.

Karzaï se ballade en costume impérialo-folklorique, Abdullah Abdullah fait campagne en chemise-veston-cravate à l'occidentale.

L'administration Obama aime beaucoup trop la stabilité politique des pays au détriment de la démocratie, des droits humains, de solutions à long terme pour les pays déchirés par des conflits. Même chose pour les Nations Unies qui ne savent plus comment atteindre de nouveaux niveaux d'incohérence et de perversion.

Les Nations Unies ont congédié Peter W, Galbraith après qu'il eut dénoncé des fraudes massives en Afghanistan lors du premier tour des présidentielles. Il semble que les Nations Unies préféraient fermer les yeux sur ce qui devait frauduleusement donner un autre mandat à Hamid Karzaï.

Voici ce que Galbraith raconte au Washington Post dans "What I Saw at the Afghan Election" http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2009/10/02/AR2009100202855.html

En Afghanistan, bien que Abdullah Abdullah ex-proche de feu Ahmad Shah Massoud (tué 2 jours avant le 11 septembre), soit apparemment plus près des valeurs occidentales, l'Europe, l'Amérique Obamienne, et les "Onusiens" préfèrent la "stabilité" instable et corrompue de Karzaï. Karzaï est élu dans un premier tour frauduleux en août, Abdullah Abdullah se retire avant le 2e tour cette semaine, sachant très bien que la violence et les irrégularités seraient de retour dans un 2e tour, et dans une situation complètement impossible dans l'optique que l'occident a visiblement choisi encore une fois Karzaï.

Dans le même genre...

Plus tôt cette année, on apprenait que l'administration américaine avait fait le pari des communistes en Moldavie, question de garder les corrompus aparatchiks de l'ex-république soviétique au pouvoir. Ils auraient même demandé avec les Européens à l'opposition libérale de se rallier, en échange de financement, pour ne pas déplaire à Moscou. On connaît la suite... Aucun député d'opposition n'a accepté de se rallier à ceux qui grangrènaient le pays depuis 2001, et une autre élection a donné le pouvoir à l'opposition. Comment peut-on faire confiance aux occidentaux si à chaque occasion ils préfèrent des corrompus qui bafouent les droits humains, la démocratie?

À quoi sert d'instaurer une "démocratie" de cette façon? Peut-on cesser l'hypocrisie et placer une administration transparente et stable pour asseoir les bases d'un pays solide à long terme?

Voici un article intéressant paru dans le Washington Post où la politique extérieure molle d'Obama commence à inquiéter, comme face à la Russie poutinienne, même dans les journaux qui ont appuyé l'Obamamanie.

http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2009/10/29/AR2009102903920.html

Autre gaffe que je vous parlais en septembre alors que j'étais à Odessa en Ukraine... cette trahison Américaine envers les Tchèques et les Polonais, en abandonnant le projet de bouclier Européen anti-missile, suite aux pressions de la Russie qui se sentait visée par ce dispositif pourtant défensif. Tout cela pendant que les Russes soutiennent visiblement les ambitions nucléaires Iraniennes...

La République Tchèque et la Pologne s'étaient mis en position délicate face à Moscou en acceptant d'embarquer dans le projet Américain. Tout ça pour rien.

N'essayez pas d'expliquer ça à Richard Hétu ou Richard Latendresse, ils sont incapables de comprendre ce dont ils sont payés pour comprendre et nous expliquer.

Municipales à Québec: Maintenant un Colisée

Régis Labeaume au matin du 2 novembre a plus de voix que le maire de Montréal Gérald Tremblay, beaucoup plus, 150 000 à 110 000. Il semble qu'on ait pas encore fini de compter à Montréal, où le cafouillage est une tradition. Labeaume est maintenant le politicien le plus puissant. La promesse-clef de la campagne: un Colisée neuf.

Sans Colisée, le mandat de Labeaume sera un échec.

En début de campagne, j'appuyais Jeff Fillion.

J'étais perplexe face à ce Labeaume qui m'avait franchement déçu ces deux dernières années. Labeaume intervient un peu n'importe comment avec ses grosses pattes, que ce soit pour défendre les chialeux de son quartier qui veulent empêcher la construction d'édifices en hauteur sur le Boulevard Laurier, ou pour proposer des projets de petits trains à grande vitesse, parce que les lobbyistes des rails sont très actifs.

Faire abaisser la hauteur d'une tour déja en construction de 27 à 20, puis à 17 étages... faut le faire!

Labeaume relancé l'idée du Colisée dans sa campagne très "pépère", les pressions se sont accentuées ces dernières années avec les promoteurs de "J'ai ma place".

Tandis que Jeff Fillion, promoteur de l'idée depuis plus de 5 ans est devenu plutôt froid à l'idée, après l'avoir lui-même proposée dans sa campagne, ce avant Labeaume. C'est devenu "Un Colisée oui mais" pour Jeff lorsqu'on a commencé à parler de retour des Nordiques, je cherche encore la cohérence. Veut-on bâtir une ville, ou veut-on revenir à la gestion de la décroissance des années Pelletier-L'Allier-Boucher?

J'aurais aimé que Jacques Teasdale candidat conseiller indépendant gagne dans le nord, mon patelin d'origine, fusionné de force en 2001. Pour le moment faudra se contenter d'une madame très verte-caviar à l'opposition accompagnée d'un ex-RMQ, parti aux liens tissés avec le PQ.

Un ancien RMQ au pouvoir avec une équipe majoritaire 25/27 et deux pseudo-RMQ à l'opposition. Il faudra surveiller les idées de religion verte, de logement antisocial, de gestion de l'urbanisme anti-développement.

François Bourque du Soleil "feedait" encore en idées anti-automobiles jeudi avant l'élection, avec deux pages en faveur de la destruction de 4 tronçons d'autoroutes. Ces gens-là sont fous. Ça vit dans un brouillard à pelleter, ça condamne l'utilisation de l'automobile et ça veut décider de votre bien: vous couper vos libertés.

Du côté de Géralo

Gérald Tremblay obtient un 3e mandat, avec 37% des voies sur un faible 35% de participation. Pour qui voter à Montréal.. avait-on vraiment le choix? Louise Harel inquiétante, sans anglais, elle-aussi éclaboussée par les scandales de corruption. Bergeron qui s'est déja affirmé comme "truther" sur le 11 septembre. Je serais incapable de voter pour un truther, même un communiste comme Foglia dans La Presse vous dira que les "truthers" sont tous sans exceptions des imbéciles.

Même si Bergeron s'est ravisé là-dessus... le fond de notre pensée sort-il plutôt avant que l'on reçoive un panier de tomates par la tête ou après? Devons-nous être surpris qu'il émerge du sacro-saint Plateau Mont-Royal avec de telles idées?

Que faire de Montréal? Y-a-t-il réellement quelque chose à faire avec Montréal? Cette ville aurait du être mise sous tutelle il y a au moins deux ans. Présentement, ce serait un drôle de signal à envoyer. Le problème de Montréal ne pourra pas se règler sans une main de fer, si elle ne vient pas de Tremblay, quelques fois décrit comme une "huître" par des commentateurs cabotins, elle devra venir du gouvernement de Jean Charest.

...et ce gouvernement Charest a le manque de courage dans ses gênes.

***

vendredi 23 octobre 2009

Qui sont ces cancres?

Hier, "Échec à la guerre", ce groupe de guerriers contre la guerre contre le terrorisme, mais des gens qui souvent sont pour la guerre des terroristes, contre la démocratie et l'économie de marché, a organisé sa manifestation habituelle devant le Reine-Élisabeth à Montréal.

Quelques dizaines de gens qui ne travaillaient pas ce jour là (tiens bizarre), loin d'être une foule impressionnante a eu toute la couverture nécessaire dans les médias-cancres du Québec francophone. À suivre les bulletins de nouvelles, on voyait clairement une différence dans l'enthousiasme entre le journaliste de LCN et ses confrères des réseaux anglophones.

Les jours avant, le "collectif" Échec à la guerre a bénéficié d'une couverture médiatique imposante servant à "inviter" la population à son action politique

Ne croyez pas que les anglos sont vraiment plus pour Bush, les canadiens-anglais s'identifient d'abord en méprisant leurs cousins du sud qui se sont battus pour la liberté, et pour eux, W. Bush est une icône de ce qui est le plus méprisable chez les "États-Uniens"*... Puissance, richesse, pragmatisme.

La différence chez les journalistes anglos, c'est qu'ils ont un certain sens de l'honneur que le journaliste québécois n'a pas. Vouloir montrer qu'il est neutre même s'il ne l'est pas, éthique plus développée, travail consciencieux. C'est sans oublier que même les universitaires gauchistes formés dans des universitées anglophones ont bénéficié d'une formation beaucoup plus rigoureuse que s'ils avaient eu leur "Bac en com" à l'UQAM.

Au Québec il y a une pseudo unanimité de 90% contre la présidence de Bush. Même si le protectionnisme qui fait perdre des jobs ici est de retour avec Obama. Les moutons suivent ce que le cancre de LCN dit, se laissent guider par des gens à moralité douteuse comme Claude Charron qui prêche à la télé. Il reste que quand même 10% sont opposés à cette "unanimité"... y-a-t-il alors réellement une unanimité?

Dans un conseil d'administration, neuf votes contre un, c'est une décision majoritaire. Pas une décision "unanime".

Pourquoi donc n'entendons-nous jamais les 10% au Québec? Pourraient-ils avoir 10% de la place dans l'opinion publique, que l'on puisse vraiment débattre du fond des idées au lieu de répéter comme des moutons-bêleurs les mêmes niaiseries?

Or ces gens parlent dans une manifestation comme si le président Bush n'était pas bienvenu au Québec, comme s'il y avait consensus et unanimité à ce sujet. Je suis québécois à ce que je sache, et je voudrais bien dire à George W. Bush qu'il est bienvenu chez moi. Je trouve même qu'il a eu une présidence déterminante, qui laisserra une trace positive dans l'histoire lorsque nous aurons un peu de recul. Je voudrais lui dire que ces cancres de manifestants ne parlent pas en mon nom, et même qu'ils sont une source de honte pour moi.

Le Québec n'a pas de voix en politique étrangère, heureusement, et n'a pas sa place dans le concert des nations, pouvant signifier à un ex-président, outre la politique étrangère du gouvernement du Canada, qu'il n'est pas bienvenu dans ce pays.

Pourquoi je dis que "heureusement" le Québec n'a pas de voix en politique étrangère? Parce qu'à écouter nos représentants choisis par ce peuple qui bêle continuellement des sottises, pris en otage dans un enclos refermé par les clôtures de la langue de la loi 101, Marois, Duceppe, Charest, St-Pierre... je me rends compte qu'avec une voix à l'international, nous serions terriblement marginaux et insignifiants, voire méprisables.

De plus, pour George W. Bush, il était évident qu'il était le bienvenu à Montréal, étant donné qu'il était présent à l'invitation de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, alors que des centaines de personnes (plus nombreuses que les manifestants dehors) ont payé 400$ pour assister à sa conférence animée par un "groupie d'Obama" Jonh Parisella (tel que titré dans La Presse).

La liste

"Échec à la guerre" a publié sa liste de 500 "personnes" signataires, dans laquelle je trouve, ça saute aux yeux:

#388 Parti Communiste du Canada
#389 Parti marxiste-léniniste du Canada
#390 Parti marxiste-léniniste du Québec

On s'entendra pour comprendre qu'une même personne a pu signer pour deux partis, et une autre fois en son nom personnel.

Si cette liste comprenait réellement 500 personnes différentes, n'ayant pas signé deux ou trois fois, une fois sous leur nom, une autre fois sous le nom d'un organisme bidon, il y aurait eu plus que 100-150 personnes à la manifestation. Étrangement, la manifestation n'a pas atteint le chiffre magique de ces 500 signataires.

Aucun journaliste ne s'est posé la question. Pas plus qu'une question à propos du lien facile que le télespectateur de LCN pouvait faire dans le même 5 minutes à l'écoute, que la petite parade de la victoire de L'Impact de Montréal a eu plus de gens (200) que cette manifestation signifiant à Bush qu'il était persona non-grata au Québec.

Tout cela se passait la même journée, sous le même ciel gris et froid d'octobre à Montréal, à quelques rues de différence, un jour de semaine.

#489 Armand Vaillancourt

Sculpteur, qui n'a rien que ça à faire, participer à des manifestations à saveur communiste. Je l'ai vu au Sommet des Amériques, et vous pouvez le reconnaître par ses longs cheveux gris, à proximité de l'effigie de Bush qui brûle...



Remarquons la tenue de ces manifestants... Vous donneriez un emploi à ces gens dans votre commerce? Accepteriez-vous de louer un logement à ces gens d'apparence négligée?

#185 Front commun des personnes assistées sociales du Québec

Me faire dire que je ne suis pas bienvenu par un regrouppement de "BS" qui refusent de travailler, mais qui ont la force, la santé, et tous leurs membres pour aller manifester au froid un jour de semaine, c'est une sorte de beaume. Regardons qui t'insulte, il se peut que ce soit réconfortant.

C'est encore pire pour les quelques déchets qui appartiennent à un parti qui prône le communisme, l'idéologie la plus anti-démocratique** et la plus meurtrière qui ait existé dans toute l'histoire de l'humanité. Des "pacifistes" qui brandissent les drapeaux de Staline...

La crédibilité de cette manifestation est étroitement liée à sa liste de signataires, à la crédibilité de ceux-ci.

Est-ce que la Fédération Interprofessionnelle de la Santé a fait voter tous ses membres en référendum pour prendre position dans cette affaire de politique internationale? Non.

De quoi se mêlent-ils alors?

Aucun journaliste ne s'est posé ces questions, n'a remis en doute les sottises gênantes que bêlaient les manifestants en témoignage devant la caméra. Non, le journaliste québécois typique s'amusait avec une chaussure qui devait être lancée contre le Reine-Élisabeth, en hommage à ce journaliste Égyptien qui a lancé sa chaussure en direction de Bush en Irak l'an dernier.

Entre les journalistes Égyptiens, les Québécois, et les Canadiens-Anglais, je préfère ceux qui se gardent une petite gêne, une apparence de neutralité dans le reportage, qui remettent en question les dogmes de la majorité, et les évidences d'absence de crédibilité.

Donc, pour une manifestation "pacifiste" pacifique, 5 crétins n'ont pas pu s'empêcher de se faire arrêter par la police... Pour eux, c'était certainement "abusif". Ça fait pas mal de reçevoir des chaussures, donc pas de problème pour en lancer aux policiers. Le problème, c'est que même un crachat dirigé sur quelqu'un, selon le code criminel en vigueur, est une "voie de fait". Ce n'est pas la liberté d'expression que demandent les émeutiers, mais c'est la liberté de saccage et d'agression.

Pour terminer, notez que sur cette photo, prise à Montréal ce 22 octobre 2009, on brûle aussi le drapeau de Barack Obama, et de plus de 305 000 000 de citoyens, des alliés, nos voisins.




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*États-Uniens, terme utilisé par tous les gauchistes et anti-américains pour désigner le peuple qui s'affirme "Américain". Demandez à Obama s'il est "États-Unien"...

**Le communisme, malgré ce que plusieurs pensent, ceux qui défendent cette idéologie, n'était pas plus démocratique que le nazisme. L'Union Soviétique a éliminé des millions d'Ukrainiens dans l'holodomor (famine planifiée), et des millions de dissisents (pas seulement dissidents, souvent n'importe qui pour respecter des quotas) dans les goulags et déportations criminelles en Sibérie. Le communisme a aussi tué des dizaines de millions d'humains au Cambodge, Vietnam, Corée et en Chine sous Mao. Le communisme s'instaure toujours par la force, la violence, et génère le génocide dans tous les cas.

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dimanche 18 octobre 2009

Ais-je fait perdre Caire?

Je vous ai déja parlé de la course à l'ADQ. Pour moi elle a été terminée avec l'exclusion discutable du candidat Jean-François Plante et l'incapacité à Éric Caire de me faire voter pour lui.

J'avais acheté ma carte, comme ma compagne, pour voter pour Plante. Je voulais que l'ADQ prenne le virage à droite.

Caire avait des idées qui me rejoignaient aussi, mais un gros handicap... Le comportement de son équipe, dont celui du prof de cégep Frédéric Têtu, qui se disait trop à droite pour le Parti Conservateur en 2004-2005, mais qui aujourd'hui défend le modèle des cégeps à la radio, parce qu'il y travaille et a sa "permanence" syndicale.

De cette façon, moi et ma compagne avons décidé de nous abstenir, au lieu de logiquement voter pour Caire.

Si on joue au sport national des Québécois, la crosse, qu'on manque de fair-play... Je ne participe pas.

Pour ce qui est de l'exclusion de Jeff Plante, parce qu'on lui avait retenu seulement 837 signatures sur 1000 demandées, l'ADQ devra commencer par tenir sa liste de membres à jour. Les irrégularités de sa liste sont évidentes et moi-même j'en ai été victime.

Moi et ma compagne avons acheté notre carte le 23 juin. Bien sûr, sur le formulaire dans le coin, c'était inscrit "Jeff Plante" à la case "Activité". Jusqu'au vote, ma compagne n'a jamais reçu sa carte, ni son NIP pour voter, mais elle a été sondée par téléphone par l'équipe de Caire et a reçu un dépliant de Taillon, donc ils avaient ses coordonnés. De mon côté j'ai reçu un NIP, mais pas de publicité et je n'ai pas été sondé. Je n'ai surtout pas reçu ma carte, mais j'aurais pu voter avec la lettre et mon NIP. Probablement qu'en téléphonant au numéro du service, ma compagne aurait pu voter elle aussi.

L'organisation est incapable d'envoyer des cartes à ses membres dans un délai de quatre mois.

Qu'il y ait 60% d'abstention s'explique par l'absence de Jeff Plante qui avait plus de 1000 membres à ses côtés, mais aussi par la désorganisation du parti et son incapacité à envoyer le NIP et la procédure du vote à ses membres.

Têtu aura beau dire à la Radio-Pirate de Jeff Fillion que je suis un "irrécupérable", mais ça ne change rien aux faits. Avant de dire qu'une candidature est irrecevable, car elle a des irrégularités dans sa liste de noms et de signatures, il faudrait que la liste de référence n'ait elle même pas d'irrégularités, ça semble évident.

Il manquait deux votes à Caire... dommage. Salutations à Frédéric Têtu.

J'attends toujours ma carte, mais je ne suis pas pressé.

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vendredi 16 octobre 2009

Pas assez à gauche?

Cette après-midi froide, venteuse, mais tout de même ensoleillée, m'a invité à aller prendre l'air dehors, marcher un peu, dans le centre-ville et le quartier historique de Québec.

Avant d'aller stationner ma voiture (je suis un sale pollueur de banlieue), j'ai identifié juste après la porte St Jean, un groupe de manifestants (trois personnes), avec une affiche identifiant le président Obama, doté d'une "moustache-pinceau" à la Adolf Hitler.

En octobre il y a beaucoup de touristes en ville, venus voir les couleurs, de passage souvent en croisière. Imaginez la surprise d'un afro-américain de passage à Québec, de voir son idole Barack, avec une moustache de Hitler!

Ça gâche une journée...

J'ai donc prévu passer à cet endroit au cours de ma marche.

Ce n'est pas que je cherche la confrontation à tout prix, mais quand j'ai vu ça, j'ai serré le volant, et eu l'idée de lancer des insultes par la fenêtre... Plus loin, j'étais encore enragé. Y-a-t-il pire endroit que le Québec, pour toujours tomber sur ce genre de débat disgracieux?

En quoi le président George W. Bush méritait d'avoir cette moustache sur des affiches, et en quoi aujourd'hui un gauchiste dépensier quasiment déconnecté comme Obama peut-il être comparé à Adolf Hitler?

J'ai marché, repiré l'air frais qui arrivait du fleuve... et j'ai passé à pied sur ce trottoir, au moins 90 minutes après avoir aperçu mes hurluberlus en auto. Ça méritait bien une photo!

C'était bien des altermondialistes Québécois, comme seul notre système d'éducation peut en former. Après avoir échangé quelques mots, d'un ton peu réceptif de ma part à leur propagande (ah, vous êtes des altermerdistes?), propagande racontée dans un ton quasi-évangélique de leur part, tel des missionnaires tenant des icônes devant des indiens, je me suis donc éloigné pour couper court à cette conversation qui ne pouvait pas avoir lieu (qu'est-ce que ça donne?) en souhaitant "bonne journée".

J'étais trop zen aujourd'hui... Ma colère passagère était passée.

Tiens tiens...

De son côté, même le très gaugauche Washington Post se pose des questions sur la politique extérieure aplat-ventriste de l'administration Obama en particulier devant les monstres de Moscou.

C'est trop compliqué pour mes amis de cet après-midi, tenter de leur expliquer que les anciens communistes si bons et gentils (40 millions de morts dans les goulags), sont devenus des mafieux agressifs qui fournissent la technologie nucléaire à l'Iran, des fous de leur dieu prêts à bombarder, "nuker" Tel Aviv, tel que promis depuis des années.

http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2009/10/15/AR2009101502763.html

Même la gauche américaine, en réalité des libéraux du vieux fond démocrate, est plus à droite que Obama, qui les a fait monter dans son autobus du socialisme.

Je disais il y a un mois qu'il était pire que Carter... Carter quand il faisait une gaffe, on se l'imagine en train de se demander s'il est en train de gaffer... Obama lui est certain qu'il a raison, s'agenouille, baise la main.

Donc, c'est quand même une drôle d'ironie que j'aie quasiment défendu Barack Obama cet après-midi. Dire qu'on a ça, chez nous, des gens qui dessinent une moustache-pinceau à Obama.

Et on paie pour que notre système produise ça!


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Ma photo montre cette terrible coincidence, apparemment des touristes, sans doute un couple afro-américain qu'on voit indignés, malgré la résolution de ma caméra-cellulaire. Ils viennent dépenser leur argent (deux sacs) dans les boutiques "trappes à touristes"... et on les reçoit comme ça...

lundi 12 octobre 2009

Le prix Nobel de Barack

Le prix Nobel de la paix est un prix qui avec les années s'est avéré être un statement politique de la part du jury.

Disparités dans la valeur d'un Nobel

Avec les années, 18 fois des Canadiens ont été les récipiendaires d'un prix Nobel. C'est sur une liste de l'Université de Sherbrooke que j'ai trouvé 16 noms, auquel s'en ajoute deux autres cette année, dont l'inventeur du procédé de la photographie numérique, quarante ans après son invention pour le compte de la NASA.

Vous savez que lorsqu'on est dans l'espace comme le "clown" Laliberté, envoyer sa prise de vue en film impose que la capsule doit revenir sur terre, et qu'on doit attendre son retour pour voir les photos. Que doit-on faire pour transmettre par radio l'image, sans support physique? On a donc inventé un nouveau procédé, révolutionnaire, reléguant l'ancienne pellicule (avant des plaques d'argent) sur laquelle se déposait la lumière en une fraction de seconde pour causer la réaction qui avec les produits nécessaires donnait une photo, ce procédé datant du 19e siècle, aux musées. Aujourd'hui nous comprenons l'ampleur de cette invention avec nos caméras-cellulaires avec le procédé de photodétecteur de Willard Boyle.

Willard Boyle, aujourd'hui à 85 ans, surpris de cet honneur, est le deuxième lauréat du prix Nobel cette année, huitième en tout, ayant eu des liens avec la faculté des sciences de l'Université McGill.

Certains prendront soin, avec raison, de rapeller que jamais l'Université Laval (comme l'UQAM) n'a eu dans ses rangs, un prix Nobel, contrairement à l'Université McGill, plusieurs fois mise en valeur dans cet honneur.

Car entre vous et moi, que ce soit en médecine, dans les sciences, un prix Nobel est l'honneur suprême. Qu'en est-il du prix Nobel de la paix?


Alfred Nobel dans son contexte


Alfred Nobel, inventeur de la dynamite, fabricant d'armes, est mort en 1896 à San Remo en Italie et a écrit dans son testament que l'ensemble de sa fortune devait servir à remettre des prix.

Plusieurs explosions ont eu lieu dans la maison familiale des Nobel, dont une qui a tué son frère cadet Emil, et quatre autres personnes en 1864. Entre 1867 et 1875 il enregistre ses brevets pour la dynamite et la dynamite solide, sous forme plastique (ne pas confondre avec le plastique explosif d'aujourd'hui).

En 1888, un journal français publie une nécrologie prématurée qui l'identifie comme étant un marchand de la mort, "inventeur de moyens de tuer encore plus de gens plus rapidement que jamais auparavant", le force à imaginer un moyen d'être retenu dans l'histoire d'une façon moins négative.

Un ami lui suggère d'ajouter à sa liste de prix de son testament, un prix pour la paix, en opposition avec ses inventions explosives ayant servi à tuer, selon l'opinion publique.

Le prix Nobel de la paix

Le prix Nobel de la paix doit être décerné à la "personnalité ayant le plus ou le mieux contribué au rapprochement des peuples, à la suppression ou à la réduction des armées permanentes, à la réunion et à la propagation des progrès pour la paix" selon les dernières volontés du testament d'Alfred Nobel.

Le journalistes et analystes de gauche n'ont pas tardé à se réjouir de la nomination de Barack Obama comme lauréat du prix Nobel de paix 2009, tout en rapellant qu'il aurait été impossible pour George Bush d'obtenir cet honneur, toujours en traitant l'ex-président comme s'il était le dernier des vauriens, des salauds, aussi pire qu'Adolf Hitler... exactement comme l'expriment si bien ces millitants extrêmistes lors d'émeutes "pacifistes" et "altermerdistes" (surtout anti-capitalistes) partout dans le monde avec leurs affiches de Bush doté d'une moustache-pinceau.

Or plusieurs fois, on a pu se poser des questions sur ce fameux prix Nobel de la paix.

D'abord, Mahatma Ghandi a été omis par le comité, qui a ensuite regretté unanimement publiquement son omission grossière, d'un personnage un peu loin d'une Europe repliée sur elle-même, au point d'avoir renoncé à lui attribuer ce prix en 1948 peu avant son assassinat, alors qu'il avait eu son nom retenu sur la liste de nominations pour une 5e fois. Cette année-là, le comité avait choisi de ne pas remettre de prix sous prétexte "qu'il n'y avait pas de candidat vivant approprié". Ce comité de 1948 mériterait bien un anti-Nobel.

Pour faire oublier l'omission qui restera une tache dans les livres d'histoire, le comité a donné en 1989 le prix au Dalaï-Lama. Le président du comité a déclaré que cette décision était en partie en hommage à Ghandi.

Il n'y a pas très longtemps, en 1993, Yasser Arafat, chef terroriste reconnu, inventeur de techniques qualifiables de crimes contre l'humanité, a été lauréat du prix Nobel de la paix, à peine deux ans après avoir fait alliance avec Saddam Hussein. Après avoir été lauréat du prix, peu avant sa mort en 2004, Arafat était toujours en guerre, en plus qu'il aurait détourné plus de 898 millions d'aide internationale selon le FMI. Comme si l'on pouvait mettre sur la même marche du podium un monstre et un homme de paix, on a remis le prix tant à Arafat qu'à Yitzhak Rabin. La poignée de main devant Clinton des accords d'Oslo demeurera une virgule de l'histoire, car les Palestiniens et les Juifs orthodoxes ne voulaient pas en rester là. Rabin a été assassiné par un fanatique juif deux ans plus tard, et Arafat est demeuré ce qu'il a toujours été.

En 1975, le comité du prix Nobel de la paix décerne le prix à Lê Đức Thọ, nul autre qu'un militaire, co-fondateur du parti communiste vietnamien, après 21 ans de guerre sale dans la région. Normalement le prix Nobel doit servir le modèle démocratique, mais il semble que d'autres objectifs sont en tête du comité de sélection cette année-là.

Lê Đức Thọ, réaliste, décline le prix, car il n'avait pas encore "réussi à établir la paix" selon ses propres paroles. Peu après, il lance une offensive pour éliminer les restants de l'armée du Sud-Vietnam, abandonnée par les forces américaines qui se sont retirées dans la honte.

Le régime communiste vietnamien n'a jamais été un exemple pour les droits de l'homme ou pour ses valeurs démocratiques, pas plus que les khmers rouges.

Kofi Annan reçoit le prix Nobel en 2001, alors que les Nations Unies dont il est le secrétaire général trempent dans un scandale de corruption jamais égalé avec l'affaire "Oil for food". Même son fils a trempé dans l'histoire (référence: Les corrompus de Saddam Hussein, aux Edition Plon, 2006).

Al Gore, candidat défait à la présidence des États-Unis en 2000, reçoit le prix en 2007, pour avoir pris position avec le GIEC sur la question du réchauffement climatique. Il a produit un film-documentaire très contesté, et a contribué à rendre une thèse scientifiquement discutable un dogme religieux.

Qui donc fait la sélection du prix Nobel de la paix?

Le prix Nobel de physique est décerné par l'Académie royale des sciences de Suède le prix Nobel de chimie, est décerné par l'Académie royale des sciences de Suède, le prix Nobel de médecine est décerné par l'institut Karolinska et celui en littérature est décerné par l'Académie suédoise. Contrairement à ces prix, celui de la paix est décerné par un comité du parlement norvégien (la Norvège était sous la même couronne que la Suède au moment de la mort d'Alfred Nobel), donc des élus, des politiciens, remplissent la tâche de décider qui doit avoir le prix Nobel de la paix.

Cela fait comprendre pourquoi ce comité a tant fait d'erreurs et a aussi souvent manqué de rigueur dans son choix, allant même jusqu'à remettre le prix à des criminels contre l'humanité. Pendant la deuxième guerre mondiale, aucun prix Nobel de la paix est décerné, car personne n'a fait l'unanimité... Comprenons aussi que la Norvège a collaboré de très près avec les nazis dans ce conflit, offrant même leurs femmes à des expériences d'eugénisme, pour créer avec des Allemands aryens sélectionnés, la race parfaite.

Le lauréat de 2009 en est un politique, tout comme cette palme d'or remise à Cannes au cinéaste Michael Moore. Barack Obama a vu sa candidature retenue par le comité le 1er février, date limite fixée. Or, il venait à peine d'entrer en fonction, une dizaine de jours auparavant. En huit mois, il n'a rien fait qui puisse faire imaginer qu'il ait mérité cet "honneur". Même pour la gauche, Obama n'a rien fait, il est toujours en guerre, dans les mêmes conflits que son prédecesseur. Le retrait d'Irak était déja prévu, il l'a même retardé, contrevenant à sa première promesse, il a envoyé plus de soldats en Afghanistan. Il a peut-être compris qu'on ne fait pas de paix avec des colombes et qu'un retrait prématuré ferait plus de mal que de bien, une évidence que malheureusement plusieurs ne saisissent pas.

En matière de paix, le comité de parlementaires Norvégiens ont déja prouvé que l'apparence était plus importante que le concret avant Barack Obama. Le lauréat de 1957 était le premier ministre Canadien Lester B. Pearson, pour avoir suggéré l'idée de casques bleus de l'ONU. Après le Rwanda, la Bosnie, le Kosovo, on a compris (pour ceux qui sont un peu plus lucides) après 40 ans, que l'idée était une utopie, un scandale d'inefficacité. Le temps avec l'avancée d'un des belligérants avait raison de la guerre, les casques bleus étaient témoins de crimes contre l'humanité, mais avaient ordre de ne pas réagir.

Le prix Nobel de la paix est une "joke", ça ne date pas d'hier, ceci en grande partie grâce à un comité de politiciens, de cancres, de gauchistes. Les salauds l'ayant obtenu diminuent la valeur du prix pour les bons l'ayant mérité et obtenu. Barack Obama bien sûr n'est pas le pire des lauréats certes, mais son nom ne devrait pas être encore ajouté à la liste constituée de Henri Dunant fondateur du Comité International de la Croix-Rouge et promoteur de la convention de Geneve, Lech Wałęsa, Mère Teresa, Martin Luther King, Carl von Ossietzky.

Pour ce prix, ces dernières années, on a oublié des gens notables qui répondent pleinement aux exigences nécessaires pour être mis sur une prestigieuse liste d'artisans pour la paix et la démocratie (qui peut-être devrait être "nettoyée"). De nombreux journalistes ont été assassinés en Russie, pour avoir parlé de la corruption et des dérives Poutiniennes parfois sanglantes. Garry Kasparov ancien champion d'échecs, milite ouvertement pour la paix et la démocratie en Russie, s'est fait arrêter quelques fois, et doit etre surveillé par cinq gardes du corps, parce qu'il craint pour sa vie.

Le comité pour le prix Nobel de la paix veut faire un "statement" politique pour la démocratie? Pour la paix, la justice, les droits de l'homme? La liste était longue avant d'avoir à mettre le doigt sur Barack Obama.

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